|
Etre romantique ou intelligente? Je suis troublée de ne pas l'avoir été. J'ai attendu cet instant comme à chaque fois que je l'ai revu ces trois dernères années. Je vivais ces moments comme des bouffées d'air dans ma vie anoxique. Je l'apercevais et mon coeur se mettait à battre à tout rompre. Je retombais amoureuse l'espace d'une nuit et je repartais triste mais en vie. Je me savais perdante puisqu'aimée sans amour mais je transcendais ces instants comme autant de victoires sur ma médiocrité. Je l'aimais malgré le temps, la distance et sn indifférence. J'étais grandiose de romantisme! Et puis je l'ai attendu sous la pluie, fumant une cigarette, prête à chavirer. Mais rien ne s'est passé. Mes jambes sont restées stables, mes mains n'ont pas tremblé, mo regard l'a traversé. Il était beau mais sa chaleur ne m'a pas atteinte. Ses yeux étaient remplis de doutes. Il m'a embrassé sur la joue et comme toujours j'ai inspiré son odeur à pleins poumons. Pas un frisson. J'avais envie de l'embrasser, juste pour secouer mon corps, le réveiller, lui dire "hey c'est Quentin!". J'avais envie de m'enfuir. Je suis restée. J'avais voulu me faire belle pour l'atteindre, il est resté de marbre mais je n'en avais que faire. On a parlé de nos vies, de nos amours. Les siens m'ont à peine éffleurés, les miens m'ont transporté loin de Lyon. Ma place n'était pas ici. Nos frôlements jadis emplis de sous entendus sont devenus... y'a t il seulement eu frôlement? J'ai admiré l'artiste, reconnu la beauté et le talent, apprécié l'ami. Je ne l'aime plus. Le désir peutêtre encore mais sans émoi. Et dans ce train où j'ai maintes fois pleuré sur les pages ce lien destructeur, je savoure aujourd'hui mon amour pour un autre. Suis je moins grandiose pour autant? Je ne pense pas. Je l'ai été dans le romantisme douloureux, je le serai dans le bonheur.
Dimanche 13 Décembre 2009Poster un commentaire
Je ne suis pas de celles qui ont une appartenance, pas d'attaches absolu. Tags associés : sweet
Dimanche 13 Décembre 2009Poster un commentaire
La jolie princesse sur le siège d'en face est en pleurs. Elle vient de prendre le train. je me demande où celui-ci la ramène... Surement loin du jeune homme qui l'a accompagné, lui meme en pleurs, sur le quai dela gare. C'est rare de voir un garçon pleurer, surtout à l'âge ou l'on deveint homme. Elle piannote déjà sur qon protable rose... certainement un "tu me manques déjà". Elles sont belles ces filles qui pleurent dans les trains. Moi qui y passe beaucoup de temps, je me demande quand un de mes aurevoirs a été aussi déchiant... Surement il y a très longtemps. Je vis par procuration ce grand chagrin d'amour et invente et réinvente des histoires dont mes deux amoureux sont les héros. Je souris : une romance c'est tout ce qu'il me fallait! Tags associés : Romance
Dimanche 13 Décembre 2009Poster un commentaire
Je ressemble tant à ces enfants... je comprends parofis ce qu'ils cherchent. La recherche de stimulation à tout prix, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Tout ce que je veux c'est sentir ou ressentir. Etre vivante et réveiller mon corps. La douleur ou le plaisir n'a pas d'importance en soi, c'est l'intensité que je vise. Je trouve la douleur plus intense. Peut etre la jouissance aussi... Cependant la douelur n'est rien d'autre que la stimulation voulue, la décharge hormonale... faire l'amour implique des sentiments ou tout du moins des émotions et par la même atténue la sensation physique. De toute façon mon corps associe les deux. Je n'arrive pas à partager, à assembler corps et esprit. Ou bien je réfléchis, pense, rêve, aime et ne désire rien d'autre ou bien je ressens physiquement et tout ce qui est en dehors de mon corps devient parasite. Un pur physique ou un pur esprit mais pas les deux. Parfois je hais l'un et l'autre. Est ce pour ça aussi que je suis partagée entre l'envie d'attirer les regards et le dégout qui me submerge parfois en surprenant l'un d'eux s'attardant un peu trop? Peut être une entente est elle possible. J'essaierai... peut être. Tags associés : Introspection
Dimanche 13 Décembre 2009Poster un commentaire
Ce n'est plus un corps que j'ai c'est un charnier! Un amas de chair marqué au couteau.Si je fus désirable, ce n'est qu'il y a très longtemps. Aujourd'hui qui voudrais de ce corps parsemé de cicatrices? Plus je le regarde et plus je le déteste, et plus je le déteste et plus je lui fais payer. Que fait il là? Pourquoi personne ne l'a t il encore punis? Je me dois de le faire!Mais ce corps par lui même n'est pas l'objet de ma haine, après tout on ne le choisit pas. Et cette horreur que j'ai devant moi n'est que le sombre écrin renfermant le pire : moi!
Mes bras maintenant. Ils sont dans le même état, à une exception près : les marques sillonnant mon bras gauche ne sont pas de la couleur sombre de la violence passée mais d'un rouge vif de la chaire tranchée dans l'heure. Je pose ma main dessus. Elles me brûlent encore, et rien que cette chaleur me procure un soulagement... la douleur... la punition.... mais pas assez!
Dimanche 13 Décembre 2009Poster un commentaire
|
Rubriques
Derniers commentaires
Statistiques
A découvrir
Campagne membre |